Avec Matthieu Birach
Tenir, entre ce que le rôle exige et ce que la vie impose. 

Matthieu Birach, le DRH de Doctolib, témoigne.
Enchaîner les bouleversements
J’attendais mon premier enfant et au même moment j’ai perdu mon petit frère de manière très subite. Ça m'a beaucoup chamboulé. Même si on essaye de planifier sa vie, les choses peuvent être plus compliquées que ce qu’on avait prévu.
Surmonter La
solitude du DRH
DRH, c’est un travail un peu solitaire, ça aide d’en parler. Je veux montrer que tu peux avoir une carrière même si des choses t’arrivent, et que l’entreprise peut t’aider à traverser ça.
Avoir un père
bipolaire
Mon père a été diagnostiqué quand j’avais 7 ans. Du jour au lendemain tu peux avoir ton papa qui part en hôpital psychiatrique pendant 6 mois. Il fallait que je ne puisse m’en remettre qu’à moi-même.
parler des moments difficiles
J’ai parlé à mes enfants des décès de mon frère et de mon père, j’ai compris que mon rôle n’était pas uniquement de leur montrer que j’avais réussi à surmonter ça mais aussi de leur montrer que c’était dur.
Trouver son
alignement
Avant je ne prenais pas de plaisir, j’étais en charge mentale maximale. Maintenant quand je récupère mes enfants, je m’assure de ne pas avoir de réunions avant pour être pleinement avec eux. Si je le fais à moitié, je ne suis pas aligné.
Pourquoi « tenir » ?
Les frontières entre vie personnelle et vie professionnelle sont poreuses. Ce que l’on vit d’un côté finit par résonner de l’autre.  

Tenir, ce n’est pas faire comme si rien ne nous atteignait : c’est aussi accepter sa vulnérabilité. C'est trouver ses appuis pour continuer d’avancer : l'entourage, le travail, le sport, l'alignement avec ses valeurs.  

Tenir, c’est comprendre que vulnérabilité et performance ne s’opposent pas. Les exigences ne tiennent que si l’on tient à protéger la santé mentale. Individuellement et collectivement.  

Avec le témoignage personnel du DRH de Doctolib, nous ouvrons la voie pour que d’autres puissent, à leur tour, partager ce qui les fait tenir.