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Est-ce la responsabilité de l'entreprise d'agir pour la santé mentale de ses employés ?
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Est-ce la responsabilité de l'entreprise d'agir pour la santé mentale de ses employés ?

Est-ce la responsabilité de l'entreprise d'agir pour la santé mentale de ses employés ? Voici 4 arguments irréfutables pour convaincre ceux qui en douteraient encore.

Camille Albouy
August 21, 2021

Ah, la fameuse QVT. On ne vous apprend rien : voilà un certain temps que le bien-être des collaborateurs est au cœur des questions RH. Réagencement des bureaux, assouplissement des horaires de travail, mise en place de congés illimités, abonnements de sport... Les perks ne manquent pas. Mais cela suffit-il à garantir le bien-être de chacun ? Pas sûr.

Car la période que nous traversons nous aura profondément marqués. Et avec elle, ce sont de nouveaux enjeux de santé mentale qui se sont invités derrière nos écrans : faire face à la solitude de ses employés ou au trop-plein de leur quotidien, leurs incertitudes pour les mois à venir... et tant d’autres.

Si la santé mentale est plus que jamais d'actualité, le sujet reste pour autant épineux. Certains vous diront que "ça n'est pas un sujet", que chez eux "personne n'est en burnout !" ou encore que "la santé mentale est privée, l'entreprise n'a pas à s'en mêler."

Chez Take.care, on aime remettre les points sur les i. Est-ce la responsabilité de l'entreprise d'agir pour la santé mentale de ses employés ? N'en déplaise aux sceptiques, la réponse est oui — c'est même le code du travail qui le stipule.

Alors, face à ceux qui prétendent que la santé mentale n'est ni un sujet, ni l'affaire de l'entreprise, on vous a préparé 4 arguments irréfutables pour les convaincre du contraire.

#1 Prendre soin de sa santé mentale relève du bon sens

Une chose est sûre, la santé mentale soulève bien des mystères. Et lorsqu’on l’évoque, ce sont les mots dépression ou anxiété qui reviennent à tour de rôle. Comme si, en quelque sorte, nous attendions "d’avoir mal" pour commencer à nous en soucier.

À contrario, il n'existe pas de "bonne raison" pour prendre soin de sa santé physique. Parmi vous, certains s’intéressent probablement à ce qu’ils mangent, d’autres veillent à leurs précieuses heures de sommeil tandis que les derniers sont des aficionados du sport. Parfois même, les trois en même temps. Alors, pourquoi n'en serait-il pas de même pour notre santé mentale ?


En quelques mots, l’équation est simple : notre santé tout court, c’est bien l’addition de notre santé mentale et de notre santé physique. Et si c’est cette dernière qui nous permet de nous rendre au bureau le matin, c’est avant tout grâce à notre santé mentale que nous travaillons, et que nous travaillons bien.

#2 Nous sommes tous concernés

La santé mentale, l’affaire de tous ? Les chiffres ne trompent pas. Dans le monde, 450 millions de personnes souffrent actuellement de troubles de la santé mentale dont 33,4 millions en Europe. Et en France, c’est près de 2 millions de salariés qui se trouvent en situation de burn-out (x2 en une année de crise sanitaire).

Mais s'il ne fallait retenir qu'une donnée, c'est bien celle-ci : 1 sur 4. Selon l’OMS, c'est le nombre de personnes qui connaîtront un trouble mental au cours de leur vie. 1 personne sur 4, on vous l’accorde, c’est beaucoup. Et cela signifie surtout que :

  1. Ça n’arrive pas qu’aux autres.
  2. Nous y serons tous confrontés un jour, de près ou de loin.

Face à l’inévitable, autant prévenir que guérir, non ?

#3 On ne parle pas "que" de coûts humains

La santé mentale, c’est aussi des impacts financiers colossaux. Pour cause, les pays de l'Union européenne consacreraient même entre 3 et 4% de leur PIB aux problèmes de santé mentale (!).

À l'échelle d’un pays, une santé mentale mal gérée, c’est aussi des taux de chômage élevés, une montée en flèche de l’absentéisme pour maladie, une perte de productivité au travail ou encore, des régimes d’invalidité en hausse... Sur ce dernier point, on estime qu’entre un tiers à la moitié de toutes les nouvelles demandes de prestations d’invalidité sont imputables à des troubles mentaux — et plus de 70% d’entre eux chez les jeunes adultes.

#4 Vous n'aurez pas à convaincre vos collaborateurs

D’après la dernière étude menée par OpinionWay, 76% des salariés du privé souhaitent que leur employeur agisse pour leur santé mentale. Au cas où vous en doutiez, le constat est donc sans appel : les employés sont en demande. Alors, qu’attendons-nous ?

Chez Take.care, nous en sommes convaincus : le "care" serait bien en passe de devenir le nouveau "bien-être au travail". Votre CEO en doute encore ? Plus pour longtemps, on l’espère.

À propos de l'auteur
Camille Albouy