


Moka.Care publie sa grande enquête sur la santé mentale au travail, menée en partenariat avec l’Ifop, le GHU Paris psychiatrie & neurosciences et le Boston Consulting Group (BCG), auprès de 2 000 salariés en France.
Alors que la santé mentale a été érigée en grande cause nationale pour la deuxième année consécutive, cette nouvelle édition révèle une amélioration encourageante du bien-être des salariés en 2026. Mais derrière cette progression, le malaise persiste : si trois salariés sur quatre (74 %) se déclarent en situation de bien-être mental, un quart d’entre eux restent en difficulté et près de sept sur dix ont déjà souffert de troubles liés au travail. Plus paradoxal encore, tandis que la prise de conscience s’installe, les préjugés se renforcent.
Entre janvier 2025 et janvier 2026, le score moyen de bien-être mental des salariés (indice WHO-5 de l’OMS) progresse de trois points pour atteindre 62,8/100. Désormais, 74 % des salariés se situent en situation de bien-être mental, soit une hausse de quatre points en un an. Les signaux d’amélioration sont également visibles sur certains troubles liés au travail : les troubles du sommeil reculent à 48 % (contre 55 % en 2025) et l’irritabilité diminue de six points,
à 36 %.
Pour autant cette amélioration ne doit pas masquer une situation qui demeure contrastée :
- Un salarié sur quatre est en situation de mal-être selon l’indicateur WHO-5.
- Sur les cinq dernières années, près de sept salariés sur dix déclarent avoir déjà ressenti au moins un trouble lié à leur travail comme la fatigue chronique (41%) ou le stress chronique (32%).
- Le burn-out n’apparaît plus comme un phénomène exceptionnel mais structurel : près d'un quart des salariés (24%, contre 28% en 2025) affirme avoir connu un syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) au cours des cinq dernières années.
Certains profils, pourtant essentiels au vivier de talents des entreprises, apparaissent particulièrement exposés. Les femmes affichent un score de bien-être mental significativement inférieur à celui des hommes (60 contre 66), malgré une amélioration par rapport à 2025 55,7/100). Elles déclarent plus de situations négatives au travail, notamment des comportements sexistes ou discriminatoires. Les jeunes salariés sont également fragilisés : 76 % des moins de 35 ans déclarent avoir déjà ressenti au moins un trouble lié au travail, contre 64 % des salariés de 35 ans et plus. Le stress chronique illustre particulièrement cet écart : 39 % des moins de 35 ans en déclarent au cours des cinq dernières années, contre 28 % chez leurs aînés. Cette proportion est encore plus élevée chez les 18–24 ans (46%).
Les managers sont également concernés : un manager sur cinq se trouve en situation de mal-être. Or leur rôle est déterminant : l’écart de bien-être atteint 36 points entre les salariés
bénéficiant d’un fort soutien managérial et ceux qui estiment ne pas en recevoir. « Notre étude rejoint ce que les spécialistes de la psychiatrie observent chez les jeunes : la vulnérabilité psychique est de plus en plus précoce, et les cas graves augmentent. Les milieux professionnels sont clairement des espaces privilégiés de détection et de prévention pour cette population » souligne Florence Patenotte, Directrice Communication et Mécénat au GHU Paris psychiatrie & neurosciences.
La santé mentale ne relève pas uniquement des politiques RH. Elle constitue un enjeu de performance opérationnelle, de gestion des risques humains et de compétitivité à long terme pour les entreprises.
Alors que le contexte géopolitique et économique pèse fortement sur la santé mentale des Français (2/3 des salariés déclarent que ces facteurs ont un impact négatif sur leur santé mentale), l’entreprise apparaît comme l’un des rares leviers stabilisateurs sur lesquels il est possible d’agir. 69 % des salariés estiment que le travail contribue positivement à leur santé mentale. Il constitue ainsi la quatrième source d’impact positif, derrière l’amitié, la famille et la vie de couple.
« Notre étude montre que les salariés attendent un engagement fort de leurs employeurs. Une très large majorité des salariés estiment toujours que ces derniers doivent mettre en place des actions pour protéger la santé mentale de leurs collaborateurs (85 % vs. 86% en 2025) et 84 % d’entre eux considèrent la santé mentale comme un enjeu de société majeur. Le besoin de mettre l'humain au centre des transformations d'entreprises ressort comme un enjeu clé. », déclare Fanny Potier, Partner et Directrice au Boston Consulting Group.
Malgré cette prise de conscience, des freins culturels demeurent. Ainsi la proportion de salariés considérant les troubles psychiques comme un signe de faiblesse a augmenté de 10 points en
un an (32 %). 46 % considèrent que les personnes vivant avec un trouble psychique posent des problèmes au travail. Ceux qui pensent que consulter un psychologue serait un aveu d'échec
ont augmenté de 12 points en un an (29 %). La santé mentale est de plus en plus perçue comme une affaire privée (+5 pts, 54 %). Dans le même temps, seuls 43 % des salariés concernés par un trouble psychique diagnostiqué en parlent à leur employeur.
« La santé mentale des salariés est un enjeu à la fois individuel et collectif, qui mobilise le pouvoir d’agir de chacun, les politiques de santé publique et la responsabilité des organisations. La résurgence d’une forme de tabou n’est pas une bonne nouvelle : pour lutter efficacement contre le mal-être, les individus doivent se sentir en sécurité pour en parler. Le travail de déstigmatisation doit se poursuivre, à l’échelle gouvernementale dans le prolongement de la
Grande Cause nationale, et à l’échelle des entreprises, qui apparaissent comme un lieu de stabilité et de repères pour une grande majorité de Français, l'étude nous le montre. », souligne Pierre-Etienne Bidon, co-fondateur et co-CEO de Moka.Care.
Près de huit télétravailleurs sur dix estiment que le télétravail améliore leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et 69 % se déclarent plus efficaces à distance. Toutefois, ce
mode de fonctionnement présente aussi des limites : environ quatre télétravailleurs sur dix se sentent moins impliqués dans la vie de l’entreprise, moins performants dans les travaux collectifs et davantage exposés à un sentiment d’isolement.
Près des deux tiers des salariés qui utilisent l’IA estiment que l’intelligence artificielle permet de gagner du temps (66 %) et d’améliorer la qualité du travail (63 %), 39% des salariés considèrent
même que l'IA peut apporter un soutien aussi efficace qu'un psychologue pour améliorer leur état de santé mentale. Toutefois, 36 % des utilisateurs de l’IA dans le cadre de leur travail la perçoivent comme une menace pour leur emploi. Par ailleurs, seul un salarié sur deux considère que son entreprise dispose d’une stratégie claire (53 %) et met en place des actions concrètes pour en favoriser l’adoption (48 %). L’accompagnement des équipes apparaît donc
comme un enjeu déterminant : selon BCG, il représente à lui seul 70 % de la réussite d’une transformation digitale.
Méthodologie
Cette enquête a été réalisée par l’Ifop du 9 au 20 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 2 000 salariés du secteur public et privé, représentatif de la population salariée française. Le bien-être mental a été mesuré via l’indicateur WHO-5 (score sur 100).


Dans ce guide en partenariat avec le cabinet de conseil Korn Ferry, vous apprendrez :
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* Résultat de l’étude “People at Work 2022” de l’ADP, en Septembre 2022


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