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Près de 7 salariés sur 10 déclarent avoir déjà ressenti un trouble lié à leur travail, et 1 sur 4 a connu un burn-out au cours des cinq dernières années. C'est ce que révèle la Grande Enquête sur la santé mentale au travail, menée par l'Ifop pour Moka.Care, le BCG et le GHU Paris psychiatrie & neurosciences. Derrière ces chiffres, une réalité concrète pour de nombreuses équipes RH : il devient difficile d'agir sans données fiables sur ce qui se passe vraiment dans l'organisation.
C'est précisément là qu'intervient l'audit RPS. Ni enquête de satisfaction, ni simple sondage de bien-être, il s'agit d'un dispositif structuré qui permet de passer du ressenti à l'objectif et d'agir sur les bons leviers.
Les risques psychosociaux (RPS) sont définis comme des risques sur la santé mentale, physique et sociale, directement liés aux conditions de travail. Ils englobent notamment :
Selon le référentiel Gollac, utilisé comme cadre de référence en France, les facteurs RPS se regroupent en 6 grandes familles :
Ces facteurs peuvent provoquer des conséquences durables : burn-out, troubles anxieux, absentéisme répété, turnover élevé. Selon la Grande Enquête sur la santé mentale au travail, 41% des salariés déclarent avoir déjà travaillé moins efficacement en raison de leur état de santé mentale, et 34% sont entrés en conflit avec leurs collègues pour les mêmes raisons.
Il est important de noter qu'un même facteur peut être à la fois un risque ou une protection selon le contexte. Par exemple, l'autonomie est un facteur de protection quand elle est perçue comme une marque de confiance, elle devient un risque quand elle se traduit par un manque de soutien ou de cadre. C'est précisément cette ambivalence qui justifie une approche structurée et contextualisée.
Un audit RPS est un dispositif structuré permettant de :
Plusieurs situations justifient de déclencher un audit : mise à jour du DUERP, hausse de l'absentéisme, tensions récurrentes, contexte de transformation, pression du CSE… Certains signaux sont plus difficiles à ignorer que d'autres.
Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est une obligation légale issue du Code du travail français. Il s'applique à tout employeur, dès le premier salarié.
Il impose de :
La mise à jour est requise au moins une fois par an dans les entreprises de 11 salariés et plus, et après tout changement important (réorganisation, accident significatif, etc.).
Les RPS doivent figurer explicitement dans le DUERP, clairement nommés, évalués et associés à des actions concrètes. Pourtant, c'est souvent là que les entreprises sont les plus exposées : des RPS traités de façon superficielle (ou absents) constituent un risque juridique réel.
En cas de burn-out reconnu, de harcèlement ou de surcharge avérée, le DUERP devient une pièce centrale devant le Conseil de prud'hommes. Un document vide ou générique fragilise considérablement la position de l'employeur, pouvant aller jusqu'à la reconnaissance de faute inexcusable.
Un audit RPS suit un processus structuré, conçu pour limiter la charge côté RH tout en garantissant la qualité du diagnostic.
Un premier échange entre le praticien et l'équipe RH permet de comprendre le contexte de l'entreprise, d'adapter le questionnaire et de valider le calendrier de déploiement.
Le questionnaire digital est construit à partir des questions adaptées de l'INRS, enrichi par la méthodologie interne de Moka.Care. Il comprend :
L'audit est 100% anonyme : les résultats sont toujours traités de façon globale ou par unité de travail, jamais au niveau individuel. Des regroupements sont effectués si certains segments sont trop petits pour préserver la confidentialité.
Pour aller au-delà des chiffres et comprendre les dynamiques en jeu, l'offre Premium inclut des entretiens individuels (jusqu'à 50) ou collectifs (groupes de 3 à 12 personnes) menés en présentiel ou à distance par un praticien Moka.Care.
Le praticien produit un support de restitution complet : analyse factuelle, identification des facteurs de risques et de protection, et recommandations d'actions priorisées. Ce support est conçu pour être présenté aussi bien au CODIR qu'aux équipes elles-mêmes.
La restitution n'est pas une fin en soi. Elle peut être suivie d'un atelier CODIR de co-construction du plan d'action, et d'un baromètre trimestriel pour suivre les progrès dans la durée.
Un audit RPS bien construit ne se contente pas de mesurer "le bien-être" en général. Il permet d'identifier précisément quels facteurs pèsent, sur quelles populations, et à quelle intensité.
Concrètement, les résultats d'un audit permettent de répondre à des questions comme :
Ces réponses permettent de prioriser des actions ciblées plutôt que de déployer des mesures uniformes qui ne s'adressent pas aux bons problèmes. Et elles permettent de mesurer, lors d'un second audit ou d'un baromètre de suivi, si les actions engagées ont produit un effet.
C'est une objection légitime. L'audit RPS Moka.Care est conçu pour limiter la charge côté RH : questionnaire digital, communication interne fournie, analyse externalisée. La majorité du travail est pris en charge par le praticien et l'équipe Moka.Care. Ce qui reste côté RH : un call de cadrage, la validation du calendrier et la participation à la restitution.
Un baromètre interne mesure souvent la satisfaction ou l'engagement. Un audit RPS structure l'évaluation autour des facteurs de risques et de protection selon un référentiel scientifique validé (INRS, rapport Gollac). Il ne s'agit pas d'un "questionnaire de plus" : c'est un diagnostic structuré, assorti d'une restitution neutre et d'un plan de recommandations priorisées.
Les deux outils sont complémentaires et l'audit RPS peut alimenter le DUERP là où un baromètre classique ne le permet pas.
C'est souvent la première préoccupation des équipes. La réponse est oui, avec un engagement fort. Les résultats sont toujours traités de façon agrégée, jamais au niveau individuel. Quand un groupe est trop petit pour garantir la confidentialité, les résultats de ce segment sont fusionnés avec un groupe adjacent.
En restitution, tous les verbatims sont relus avant d'être inclus dans le support. Si un témoignage permet, même indirectement, d'identifier quelqu'un, il est retiré. Cette rigueur n'est pas une formalité : elle conditionne la qualité des réponses et la confiance des équipes dans l'ensemble de la démarche.


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