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finir tard au travail

Les horaires à rallonge : que risquons-nous ?

La culture du présentéisme est ce mal silencieux par lequel on se sent contraints d’être sur notre lieu de travail, bien que peu (voire pas) productif.

Les horaires à rallonge finisse donc par devenir une banalité — sorte de résignation dans laquelle nous tombons sans vraiment savoir pourquoi.

Mais, c’est vrai au fait… pourquoi ?

Qu’est-ce qui nous pousse à faire des horaires à rallonge ?

Il y a plusieurs théories. La première : parce que c’est ce que les managers et dirigeants attendent cela de nous. La deuxième : car nous nous mettons nous-même cette obligation pour répondre à des normes sociétales. On s’éternise au bureau, sans y être vraiment efficace, pour se dire qu’on “fait ce qu’il faut”. La dernière, sans doute la plus évidente : la charge de travail.

Car il faut se rendre à l’évidence : si les gens finissent tard, s’ils se reconnectent le soir et le week-end, c’est aussi parce qu’ils ont des choses à faire.

La culture du présentéisme : à qui la faute ?

C’est la question que l’on s’est trop posée. Parce que pour solutionner le problème, il faudrait arriver à sa source... et il nous faudrait un coupable.

Mais peut-être que la vraie question à se poser n’est pas celle-ci. Il s’agirait sans doute de se demander, tout simplement, si ces horaires à rallonge sont efficaces, pour les employés comme pour leurs entreprises.

Le fait de travailler plus nous permet-il d’atteindre de meilleurs résultats ? Plus directement : “est-ce que ça marche ?”

Le verdict : ça ne marche pas

De nombreuses études se sont penchées sur le sujet et les résultats sont sans appels : ce n’est pas parce que l’ont travaille plus et plus longtemps que l’on produit plus. Selon un étude menée sur des consultants par Erin Reid aux Etats-Unis, les managers ne percevaient pas d’écart de performance entre ceux qui travaillaient vraiment 80 heures par semaine et ceux qui prétendaient travailler 80 heures par semaine.

Le vrai mal derrière tout ça : le stress chronique

En outre, la surcharge de travail n’est jamais neutre. Elle s’accompagne souvent d’un stress chronique important. A la différence du stress aigu, qui offre un temps de récupération, le stress chronique met en tension sur la durée et entraîne nécessairement des complications. Parmi celles-ci, il y a les troubles du sommeil, la dépression, le burn-out, les addictions… et puis, sur le long terme, des pathologies cardiaques, du diabète, des pertes de mémoire.

Et pour l’entreprise ?

On parle souvent de l’impact négatif du stress chronique sur les personnes. Mais qu’en est-il des entreprises ? La réalité, c’est que l’excès de travail n’est pas bon pour les organisations sur le long-terme. Les taux d’absentéisme, de maladie et de turnover en témoignent. C’est donc un très mauvais calcul, tant sur le plan humain que sur le plan économique.

L’erreur est humaine

… et particulièrement en cas d’extrême fatigue. Les effets néfastes du manque de sommeil ne sont plus à prouver : erreurs de calcul, de communication, accidents de travail. Ces erreurs peuvent couter extrêmement cher à l’entreprise. Car en réalité, seuls 3% de la population sont capables d’être performants en ne dormant que 5 à 6 heures par nuit. Si vous pensez en faire partie, vous avez donc 97% de chance de vous tromper.

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