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Eco-anxiété en entreprise : comment accompagner au mieux vos équipes ?

34% des Français considèrent que leurs "éco-émotions" impactent leur santé mentale au quotidien, dont 11% considérablement selon un sondage Ifop x Qare (2022). Il y a donc fort à parier que certains de vos collaborateurs soient concernés par ce phénomène.

  • Qu'est-ce que l'éco-anxiété ?
  • Quelle est l'ampleur de ce phénomène aujourd'hui ?
  • Comment y répondre concrètement en entreprise via la formation et le passage à l’action ?

Le 08 décembre 2022, lors de la Journée Mondiale du Climat, nous avons organisé un webinar sur l’éco-anxiété en entreprise pour répondre à toutes ces questions.

Avec les participations de :

Pierre-Eric Sutter, psychologue du travail et psychothérapeute, spécialiste de l'éco-anxiété

Antoine Poincaré, VP de la Axa Climate School

Charlotte Bronner-Montupet, Head of Partnerships and Customer Care chez moka.care

Voir le replay du webinar (30 minutes) :

L’éco-anxiété, qu’est-ce que c’est ? Et quel impact a-t-elle sur la santé mentale ?

Pierre-Eric Sutter : “L’éco anxiété n’est pas un maladie en soi, pourtant, elle peut rendre malade. Ce n’est pas parce qu’on a des manifestations anxieuses que l’on est dans le cadre d’un trouble anxieux généralisé. Par contre, l’éco-anxiété peut générer un mal-être qui déséquilibre l’alchimie de la santé mentale. Si ce mal-être perdure ou s’intensifie, il peut déboucher sur une pathologie comme une dépression.

Aujourd’hui, en France, il y a environs 2,5 millions d’éco-anxieux qui auraient besoin de soutien psychologique. Le nombre de personnes concernées est encore plus important si l’on prend en compte les éco-lucides qui n’ont pas forcément besoin de consulter un psychothérapeute. Si cette tendance se confirme, voire augmente - ce que l’on peut craindre comme le changement climatique ne va pas disparaître - cela va devenir un véritable problème de santé publique.

Qui sont les éco-anxieux ?

Pierre-Eric Sutter : “L’éco-anxiété concerne toutes les catégories d’âge et toutes les classes socio-professionnelles. La seule caractéristique qui leur est propre est qu’ils ont un niveau de diplôme relativement élevé.”

Pourquoi les entreprises doivent-elles se saisir du sujet de l’éco-anxiété ? N’est-ce pas un mal-être individuel ?

Antoine Poincaré : “Les entreprises n’ont aucun intérêt à avoir des collaborateurs qui se retrouvent en état de stress intense à cause de ce sujet car ils risquent de terminer en arrêt maladie ensuite. De plus, le changement climatique n’est pas un choc exogène, il y a donc bien une responsabilité des entreprises, des états, de l’ensemble des sociétés humaines.

Pierre-Eric Sutter :  “Les éco-anxieux sont très diplômés, ce sont les futurs dirigeants des entreprises de demain. Les entreprises doivent donc prendre en compte leurs besoins et leurs préoccupations. Par ailleurs, l’éco-anxiété concerne beaucoup plus de personnes que le burn-out. A terme, cela va devenir un risque psychosocial qui ne pourra pas être ignoré.

Les éco-anxieux seraient-ils un atout pour les entreprises ?

Pierre-Eric Sutter : “D’après ce que je constate, les éco-anxieux sont souvent doués pour déceler les signaux avant coureurs de futures problématiques et font preuve de clairvoyance. Ce sont aussi des personnes qui sont bien informées, ils sont donc particulièrement bien placés pour conseiller leurs managers et dirigeants sur les changements stratégiques à prendre pour affronter la crise climatique et les perturbations qu’elle va entraîner.

Que peut-on faire au sein de son entreprise pour accompagner les éco-anxieux ?

Antoine Poincaré : “Tout d’abord, on peut aider ses équipes à comprendre ce qu’il se passe avec des formations dédiées. Le fait d’être formé aide aussi les collaborateurs éco-anxieux à mieux formuler leurs peurs après d’autres personnes qui seraient moins concernées par ces sujets.”

Attention néanmoins quand on organise des formations comme les Fresques du Climat - ou tout autre formation sur le changement climatique. Il faut penser à l’après également. Cela concerne à la fois les actions que va mettre en place l’entreprise pour être cohérente dans sa démarche, mais aussi l’après plus immédiat.  Comment les collaborateurs peuvent-ils débriefer entre eux en sortant de la formation pour évacuer le stress que celle-ci a pu générer ? Prévoit-on un soutien psychologique après la formation pour les équipes ? Il faut penser à tout cela en amont.

Pierre-Eric Sutter : “Il est également important que les éco-anxieux se rencontrent au sein de communautés et puissent échanger en interne pour qu’ils ne se sentent pas isolés. Ils peuvent parfois être perçus comme des “empêcheurs de tourner en rond” au sein de l’entreprise ce qui est difficile à porter.”

On observe des similitudes entre la place qu’a pris le numérique il y a quelques années et celle de l’écologie. A l’époque, on parlait tous de transformation numérique comme quelque chose d’annexe qu’il fallait incorporer, alors qu’aujourd’hui, le numérique est partout et central. A mon sens, la même chose va se produire avec l’écologie dans les 5 prochaines années.

Antoine Poincaré : “En attendant que les stratégies business évoluent vers des modèles plus écologiques, il est possible de transformer les différents métiers pour limiter leur impact. C’est que nous faisons via nos formations de la Climate School d’Axa. Il est possible de donner aux équipes des conseils très pratiques pour aller dans la bonne direction dès aujourd’hui.

Vous souhaitez accompagner vos équipes autour de l’éco-anxiété ? Nos psychologues sont disponibles pour mettre en place un accompagnement dédié.

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