Saviez-vous que faire la bise peut vous détendre et même renforcer votre système immunitaire ?


Le confinement est fini ! Maintenant que les choses reviennent petit à petit à la normale, fini les « skyperos ». On veut faire de vrais apéros en terrasse, serrer des mains, faire des bises, sortir pour serrer fort dans nos bras ceux qu’on n’a pas vus depuis des mois.

Vous avez besoin de voir du monde et vous avez raison ! Dans ce post, nous vous décryptons l’impact des contacts physiques sur notre bien-être et même sur notre santé.





Derrière le terme « relations sociales », on entend les relations en personne. Entretenir un lien derrière un écran n’a pas la même « chaleur » qu’en face-à-face. Une partie de notre cerveau a en effet pour mission de traduire le toucher capté par des milliers de cellules de notre peau. Le « bon toucher », par exemple : serrer la main d’un ami, crée une connexion physique et émotionnelle dont tout le monde a besoin.

Les liens sociaux sont ainsi de vrais soutiens « chimiques » pour chacun d’entre nous. En être privé a un impact non seulement psychologique mais aussi physique. En psychologie, cela porte le nom de « skin hunger » ou de « touch starvation »; concrètement, c’est le besoin biologique de contact humain. Ce concept a beaucoup fait parler de lui pendant les mois de confinement !

Les contacts physiques ont un impact direct sur la libération de neurotransmetteurs responsables de la réduction du stress et de l’anxiété.


(Oui, on vous reparle de neurotransmetteurs mais on adore ce sujet !)


Tiffany Fiels (directrice du Touch Research Institute à la faculté de médecine de l'université de Miami) constate qu’en présence d’un ami de confiance, le système nerveux est ralenti. Le rythme cardiaque diminue, la tension artérielle aussi. Plus encore, le massage et le toucher de la peau suffisent à déclencher un état de relaxation dans le corps. Cela provoque en effet une baisse de cortisol, l'hormone du stress.



Parallèlement,Paul Zak, neuro-économiste, remarque qu’en serrant un être cher dans ses bras, le cerveau produit de l’ocytocine, l’hormone de l’amour, de la confiance et de l’attachement. Une fois ces connexions neuronales provoquées, elles peuvent même aller jusqu’à améliorer notre système immunitaire, réguler la digestion et nous

aider à bien dormir.




La chaleur humaine garde du froid, littéralement.


Le psychologue Sheldon Cohen et son équipe de chercheurs ont réalisé en 2014 une expérience sur plus de 400 adultes en bonne santé : ils ont testé la force du contact physique face aux virus du rhume. Pendant deux semaines, ces 400 personnes ont rendu quotidiennement un rapport sur les contacts physiques qu’ils ont eus pendant la journée. A l’issue de ces 14 jours, l’équipe de chercheurs a exposé ces individus aux virus du rhume. Leurs conclusions montraient que les contacts physiques et les interactions sociales réduisaient de 32% les risques d’infection.


L’idée est là, mais le moment n’est pas encore complètement opportun.


Bon, serrer des mains ou faire des câlins à tous ses amis en ce moment, on vous l’accorde, ce n’est pas très corona-friendly. Contentons-nous pour le moment de reprendre les contacts en physique avant de progressivement retrouver nos habitudes de se faire la bise et se serrer la pince ! 😉

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