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Positivité : faut-il toujours voir le verre à moitié plein ?

En ce jour de Positive Thinking Day (13 septembre 2022), on ne pouvait pas faire l’impasse sur ce vaste et omniprésent sujet qu’est la positivité.

Souvent présentée comme la solution à tous nos problèmes, elle n’est pour autant pas toujours évidente à trouver dans les moments difficiles, ce qui peut être la source de beaucoup de culpabilité.

On voulait donc vous aider à voir le verre à moitié plein quand vous en avez besoin, tout en acceptant bien sûr qu’on ne peut pas être positif tous les jours.

L’optimisme, une fontaine de Jouvence ?

Si la positivité fait autant parler d’elle, c’est parce que ses bienfaits pour le corps et l’esprit sont bel et bien nombreux.

Vous avez peut-être déjà entendu parler du mouvement de la “pensée positive” né dans les années 50 aux Etats-Unis :

“La pensée positive envisage la positivité et l’optimisme comme une sorte de muscle qui se travaille : plus on cherche ce qu’il y a de positif autour de nous, plus il est facile pour nous de le voir, ce qui peut avoir un impact progressif sur notre santé mentale.” Aurélie Mora, psychologue référente chez moka.care

Mais de quel impact parle-t-on exactement ?

Il a par exemple été démontré par une étude de l’Université de Hong Kong que l’optimisme réduit considérablement la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress, liée elle aussi à notre état général de bien-être.

Une autre recherche menée par l’Université de Harvard sur une trentaine d’années a par ailleurs démontré un lien entre la longévité et le niveau d’optimisme des individus étudiés.

Les bienfaits de la pensée positive sont donc bel et bien prouvés sur le corps et l’esprit… Jusqu’à un certain point : nous reviendrons sur le concept de positivité toxique.

La positivité, un savant cocktail de confiance en soi et de résilience

Mais pour apprendre à devenir optimiste, encore faut-il comprendre ce qui se cache derrière cet état d’esprit.

La positivité est en fait intrinsèquement liée à la notion de résilience, mais surtout à la confiance en soi qu’on peut avoir vis-à-vis de cette résilience.

“La résilience, c’est la capacité à rebondir après un événement difficile. Or, pour rester positif, il faut non seulement posséder cette capacité, mais en plus savoir qu’on est capable d’y avoir recours. Quand on a confiance en sa propre résilience, on est souvent moins enclin(e) à se concentrer sur le négatif parce que la plupart des obstacles qu’on rencontre ne sont plus insurmontables.” Aurélie Mora, psychologue référente chez moka.care

En partant de ce principe, il ne reste alors qu’à envisager le meilleur : après tout, ne sommes-nous sommes pas capables de tout affronter ?

Nos conseils pour voir le verre à moitié plein

Pour vous entraîner à vous concentrer sur le positif, voilà quelques exercices concrets que vous pouvez tentez d’appliquer dès que vous en ressentez le besoin.

  1. Faire une liste de gratitudes

Une fois par semaine, le dimanche soir par exemple, prenez un moment pour lister les éléments positifs de votre semaine. Il peut s’agir de choses aussi simples que “j’ai mangé mon dessert préféré” ou “j’ai passé une heure au téléphone avec un ami”, ça n’a pas d’importance !

Pour pousser cet exercice un cran plus loin, vous pouvez aussi lister les personnes envers lesquelles vous vous sentez reconnaissant(e), et leur témoigner les raisons de cette gratitude. Ce partage qui vous semble peut-être insignifiant peut leur apporter de la joie en les valorisant et en les aidant à leur tour à trouver du positif chez elles.

C’est là toute la magie de la positivité : la partager, c’est la démultiplier !

  1. Se recentrer sur l’instant présent grâce à la pleine conscience

Souvent, les pensées négatives qui viennent teinter nos expériences du quotidien sont liées soit à des inquiétudes concernant le futur, soit à des projections qui résultent du passé.

Par exemple, on peut se sentir frustré(e) par une situation au travail parce qu’on anticipe ses conséquences, ou encore parce qu’elle nous rappelle un moment désagréable vécu auparavant.

Difficile alors de se focaliser sur le positif quand notre esprit est constamment pollué par l’avenir et le passé.

C’est pourquoi on vous conseille, lorsque vous vous sentez submergé(e) par vos pensées négatives, d’avoir recours à la pleine conscience afin de vous recentrer sur l’instant présent. Celle-ci consiste à observer son environnement et ses sensations physiques à un instant T, sans jugement. Elle peut se pratiquer sous forme de méditation, c’est-à-dire dans une position assise ou couchée, mais aussi lorsque vous effectuez des activités du quotidien, par exemple en faisant la vaisselle, en se brossant les dents, en buvant un thé…

La méthode STOP peut vous aider à vous y initier grâce à 4 étapes : S comme “stop”, T comme “take a breath” (respirer), O comme “observer”, et P comme “passer à l’action”.

En prenant du recul de cette façon, il sera beaucoup plus facile pour vous de retrouver votre chemin vers des pensées plus positives.

  1. La méthode PAN-PAP

Parfois, malgré notre volonté de se concentrer sur le positif, on se surprend à tomber dans des schémas automatiques de pensées négatives, en particulier lorsqu’on est en proie à l’anxiété. Il y a une méthode, PAN-PAP, qui consiste à transformer des pensées automatiques négatives (PAN) en pensées alternatives positives (PAP).

Pour ce faire, vous pouvez vous poser les questions suivantes :

  • Est-ce que cette pensée est 100% vraie ?
  • Est-elle prouvée ? Par qui ?
  • Quel conseil est-ce que je pourrais donner à un(e) ami qui me partagerait cette pensée ?
  • À la place de cette pensée automatique négative qui n’est pas constructive, est-ce que je pourrais trouver une pensée alternative plus positive ?

C’est une bonne façon de se forcer à prendre du recul et à ne pas tomber dans un cercle vicieux de négativité.

Quand la positivité devient toxique

Cependant, il peut arriver que ces exercices ne suffisent pas à vous remonter le moral.

Dans un monde où les catastrophes naturelles succèdent aux crises économiques et aux pandémies mondiales, on peut se sentir impuissant face à la négativité dont on est témoin au quotidien.

Les réseaux sociaux n’y sont évidemment pas pour rien en nous inondant constamment de mauvaises nouvelles qu’il peut être difficile de recevoir à la longue. Ironiquement, ces mêmes réseaux sociaux nous martellent chaque jour de nous concentrer sur le positif pour être heureux dans la vie.

Peu étonnant, donc, de voir émerger le terme “positivité toxique” pour évoquer cette injonction à l’optimisme qui génère autant de culpabilité que de dépréciation de soi lorsqu’on se sent incapable de s’y plier.

S’il vous arrive d’y faire face, essayez de ne pas vous en vouloir : il y a des jours avec et des jours sans, et ça ne fait pas de vous quelqu’un de faible, mais bien quelqu’un d’humain.

Dans les moments difficiles, la priorité est de s’écouter et de s’entourer des bonnes personnes. Peu importe que vous soyez convaincu(e) que le meilleur reste à venir ou pas, vous n’êtes pas seul(e) et la joie finira par retrouver une place dans votre vie.